Sélectionner une page

PAYS-BAS – Les incidents de l’année dernière ne l’ont pas arrêté. Le député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders a annoncé ce samedi 28 décembre au soir qu’il allait relancer l’organisation d’un concours de caricatures du prophète Mahomet, plus d’un an après l’avoir annulé suite à des menaces de mort et à des manifestations.

Geert Wilders, connu pour ses positions anti-islam, a invité ses abonnés sur son compte Twitter à lui “envoyer des caricatures-Mahomet”, des dessins satiriques mettant en scène le prophète. Le député souhaite organiser le concours dans les locaux du Parlement néerlandais, à La Haye, invoquant la liberté d’expression.

“Malheureusement, Khadim Hussain Rizvi (le leader d’un parti islamiste radical pakistanais, ndlr) n’a pas été arrêté au Pakistan pour les deux fatwas qu’il a émises contre moi pour me tuer. La liberté d’expression doit prévaloir sur la violence et les fatwas islamiques.”

Un attentat au couteau, un autre déjoué

Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté (PVV), avait déjà annoncé en juin 2018 son intention d’organiser un tel concours, avant de l’annuler après avoir été la cible de menaces de mort. L’initiative avait suscité de vives critiques au sein de la communauté musulmane, particulièrement au Pakistan, où plusieurs manifestations avaient eu lieu, et des incidents s’étaient produits dans la foulée aux Pays-Bas.

Un tribunal néerlandais a condamné en novembre un Pakistanais à 10 ans de prison pour avoir préparé un “attentat terroriste” contre le député. Arrêté à La Haye, le Pakistanais avait publié une vidéo sur Facebook dans laquelle il déclarait vouloir envoyer Geert Wilders “en enfer” et appelait les autres musulmans à le soutenir.

Le député avait décidé deux jours plus tard d’annuler le concours. Le lendemain, un jeune Afghan avait attaqué au couteau deux touristes américains dans la gare centrale d’Amsterdam.

Condamné en octobre à 26 ans de prison, cet Afghan a déclaré avoir mené cette attaque pour “protéger le prophète Mahomet”, évoquant notamment le nom de Geert Wilders.

Geert Wilders, 56 ans, bénéficie d’une protection constante de la part de l’État néerlandais.

 À voir également sur Le HuffPost :