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TRANSPORTS – Matignon a estimé à un montant “proche de 200 millions d’euros pour la RATP et environ 850 millions pour la SNCF” les “conséquences financières” de la grève, qui était ce mercredi 15 janvier dans son 42e jour.

Ces chiffres ont été communiqués après un entretien dans l’après-midi entre Édouard Philippe et les dirigeants de la SNCF Jean-Pierre Farandou et de la RATP Catherine Guillouard.

Le gouvernement relève dans le même communiqué “le mouvement progressif mais sensible de retour au travail des agents de la RATP et de la SNCF, après plus d’un mois de grève qui a très largement perturbé le quotidien et les vacances de Noël des Français”.

La grève n’a “que trop duré”

Le Premier ministre a par ailleurs estimé ce mercredi que la grève à la RATP et à la SNCF contre la réforme des retraites était “sans issue” et “n’avait que trop duré”, au terme d’un séminaire gouvernemental à l’Élysée.

“Je ne serai satisfait qu’au moment où l’ensemble des usagers de la SNCF au niveau national et l’ensemble des usagers des transports en public, au niveau de l’Île-de-France, auront retrouvé le cours d’une vie normale”, a ajouté le Premier ministre. 

“J’ai observé que la mobilisation dans la grève diminuait et je m’en réjouis évidemment”, a poursuivi le Premier ministre, rappelant être resté “constant et ferme sur la suppression des régimes spéciaux”.

Interrogé sur la contestation d’autres catégories comme les dockers et les avocats, Édouard Philippe a dit avoir “bon espoir”, en “expliquant les vertus du système universel et en montrant toute la souplesse dont il est capable, de dépasser cette phase d’opposition initiale et de pouvoir travailler en bonne intelligence avec les organisations syndicales, les représentants de ces professions et le Parlement”.

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