Les Jeux Olympiques, ce mouvement sportif d’un mois qui demande des années de préparation et de construction, laisse derrière lui un pays à la gloire éphémère, dont on oubliera deux ans plus tard le nom et l’endroit. Désastre économique pour la plupart des éditions, les Jeux Olympiques offrent des stades de rêve aux meilleurs athlètes du monde, mais une fois ceux-ci partis, restent vides et sans nouvelle fonction.

Cette série de photos montre l’envers du décor de ce phénomène, avec des piscines vides et rouillées, dont on peine à lire les numéros de plongeoir, et des villages olympiques qui ne sont plus qu’un amas de béton dans la nature. Le tube de Bobsleigh à Sarajevo sert aujourd’hui de terrain de skate ou de BMX. En même temps, combien de licenciés de Bobsleigh vivent aujourd’hui en Bosnie ? Certainement pas assez pour entretenir l’infrastructure mise en place.

jeux-olympiques-abandonnéLe sort réservé aux stades du Brésil, où la population locale n’a certainement pas les moyens de pouvoir accéder, semble suivre la même direction. Cette série de photos représente le triste vestige d’une lubie moderne : vouloir être le centre du monde.

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Ces photos ont été prises après les Jeux Olympiques de Berlin (1936), Helsinki (1952), Alberville (1968), Munich (1972), Sarajevo (1984), Athènes (2004) et Pékin (2008).

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